Présentation de l'espèce

 

Perché sur un rocher situé au milieu d'une rivière torrentueuse , le Cincle Plongeur n'échappe pas à l'observateur attentif. De la taille d'un Etourneau , mais beaucoup plus trapu , avec une queue courte et souvent redressée , le Cincle trahit seulement sa présence par sa tache blanche du poitrail . Le reste du plumage est sombre avec la tête brune , le dos est de couleur ardoisée comme le ventre , bordé de roussâtre au contact de la bavette blanche .

Son chant et ses cris , pourtant très caractéristiques, sont le plus souvent inaudibles car couverts par le fracas des eaux courantes.

Les territoires de nidification sont occupés dès le mois de décembre ou janvier . C'est à cette époque que les chants sont les plus nombreux, de même que les parades nuptiales très spectaculaires. Le nid , construit dès février par le mâle et la femelle , est une volumineuse boule de mousse dont l'accès se fait par une ouverture presque toujours placée au-dessus de l'eau courante. Il est situé sous un pont ou autre construction humaine, sur un rocher, une falaise ou, plus rarement, sur un arbre (Pallier, 1984).

Les pontes les plus précoces sont déposées dès le mois de février , mais la majorité le sont début mars ( 5 oeufs en général ). Environ 40 % des couples font une deuxième ponte (Pallier, 1987).

En France, l'espèce est sédentaire , mais des déplacements de quelques kilomètres sont possibles et sont très souvent liés aux variations des niveaux d'eau.

Le Cincle Plongeur est commun sur toutes les rivières du Limousin où les eaux sont rapides et plus particulièrement sur les cours d'eau de la " Montagne limousine ". Les densités y sont optimales : 1 couple tous les 1 ou 2 km de cours d'eau. Sa distribution est plus diffuse dans tout le nord, l'ouest et le sud-ouest de la Haute-Vienne où il atteint sa limite de répartition pour le Massif central. Toutefois, quelques couples se reproduisent dans les départements limitrophes de la Charente et de l'Indre.