Prises de positions
06/2004

Positionnement de la SEPOL vis-à-vis des éoliennes

Ce positionnement officiel s’est fait sur la base d’un texte produit par deux associations belges : « AVES » et « Réserves Naturelles et Ornithologiques de Belgique ». Il a été débattu lors de l’assemblée générale 2003 de la SEPOL. Puis soumis par courrier à tous ses membres, au cours de l’année 2004. Les quatre articles retenus et amendés ont finalement été validés par le conseil d’administration du 9 juin 2004. (Voir aussi Epops n°61)

Article 1

La SEPOL tient à rappeler qu’une éolienne n’est pas en soi un élément favorable à la qualité de l'environnement : elle l’est à la condition que, grâce à elle, on réduise l’utilisation d'énergies plus polluantes. Contribuant, dans ces conditions, en tant qu’énergie renouvelable, à la réduction de la pollution de l’atmosphère et des eaux, l'énergie éolienne participe aussi à la protection d’un environnement de qualité. En cela la SEPOL est favorable à une politique de réduction de consommation d’énergie de même qu’au développement des énergies propres. En outre, le développement de parcs éoliens n’est pas incompatible avec la conservation des oiseaux et de la nature. C’est pourquoi, la SEPOL soutient le principe selon lequel l’énergie éolienne doit être développée en Limousin, mais estime que ce développement ne doit en aucun cas se faire de manière anarchique.

Article 2

La SEPOL réclame dès lors qu’une planification des zones pouvant accueillir les éoliennes en Limousin soit établie. La démultiplication actuelle des projets ne permet en effet aucunement d’appréhender les impacts de manière globale.

Article 3

L’incidence négative des éoliennes sur le milieu naturel, et sur l’avifaune en particulier, semble varier considérablement selon la localisation. Cet impact comprend d’une part un accroissement de la mortalité par collisions directes et d’autre part une détérioration de l’attractivité des habitats.  Il peut être minimisé par une implantation à l’écart des zones “ sensibles ”. La SEPOL recommande donc une politique de vigilance quant au choix de la localisation des projets de parcs éoliens, impliquant d’une part le rejet d’office de sites suspectés de présenter un risque particulier pour l’avifaune, d’autre part la réalisation d’études d’impact sur un cycle annuel complet.

Article 4

Une éolienne peut présenter un risque pour l’avifaune sans que celui-ci ait été anticipé et mesuré au cours de l’étude d’impact préalable. C’est pourquoi la SEPOL préconise qu’à chaque implantation, un fond de réserve soit constitué afin de financer le démantèlement éventuel de l’ouvrage. Pour les mêmes raisons un suivi ornithologique doit systématiquement être mis en place et des mesures compensatoires prises (création d’un fond de réserve pour obtenir la maîtrise foncière de parcelles dans la perspective d’une gestion favorable à l’avifaune).

POS_2004_06_09 POS_2004_11_10 POS_2006_05_01 POS_2007_01_10